Edition avril 2005 : Spécial A.G
> Edito : Billet d’humeur
Tempus fugit ! ou “oh temps suspend ton vol !”
A quand les bonnes décisions ? les calendes grecques ne sont pas bien loin.
Donnons un coup d’œil dans le rétro viseur :
2001… Cap 2010, à la poubelle ! 2002-2003… Val de France et AOC à deux vitesses, en voie de disparition. 2004…
le 21 juillet validation d’un protocole de refondation de la filière devant le ministre Gaymard et depuis on parle, on se voit, etc. 2005… (premier trimestre) le nouveau ministre organise les rendez vous, les prépare avec ses services, vient à Béziers, reçoit les interprofessions et puis les représentants du futur comité de bassin… cordialement mais sans répondre à la mesure de la crise et surtout sans arbitrer entre les régions… serait-il Ponce Pilate, celui qui s’en lave les mains ?
En attendant, le marché s’anarchise et les spéculateurs en rajoutent devant l’apathie gouvernementale et les dégâts collatéraux que nous provoquons aussi par manque de cohérence dans l’action même si nous partageons l’analyse ; les prix ont baissé de 20 %, les retiraisons sont en recul de 30, la consommation baisse et les exports stagnent pour le moins…
Pourtant nous avons évoqué à plusieurs reprises les solutions. Elles sont de trois ordres :
Economique : il faut déculpabiliser le consommateur, promouvoir la consommation modérée et régulière et sortir du “vin élite” et aller vers “le vin convivial” à boire simplement.
Il faut réorganiser le linéaire et mettre en place de vrais partenariats en refusant la spéculation mais il faut aussi innover dans l’élaboration des produits et le marketing (la R&D doit être réorientée et les financements concentrés).
Réglementaire : la récolte 2005 doit être revendiquée avec des règles simplifiées et cohérentes avec la réalité de nos marchés ; il faut déconnecter les conditions de production entre VDT, VDP et AOC et supprimer la conditionnalité des aides européennes en fonction des rendements. Il faut une déclaration unique dans les caves coopératives, reconnaître le Vin de pays comme signe de qualité et disposer des pratiques œnologiques de nos concurrents.
En contrepartie, les vignerons proposent l’engagement parcellaire, la gestion des quantités produites par les producteurs organisés dans leur bassin de production -à chacun ses responsabilités- et la gestion de leur potentiel de production.
Sur ce point particulier, je défends l’idée d’une refonte de l’Organisation des Producteurs qui serait la garante de programmes d’actions associant arrachage définitif, gestion du foncier de type IVD avec une mission à la Safer et à l’Adasea, sans oublier la restructuration des coops (mettre de la cohérence et de la synergie dans les projets d’investissements matériels et donc définir des projets d’entreprise à moyen terme).
Social : il faut savoir gérer l’urgence de tous ces vignerons et leurs caves coopératives qui participent depuis des années aux efforts de restructuration du vignoble et de modernisation avec les contraintes de production et d’élaboration de plus en plus pointues, donc coûteuses en comparaison des prix de marché que l’on dit compétitifs ou mondiaux !
Il faut les aider à passer le cap avec des mesures sérieuses et pas de celles du type “1000 euros par an et par exploitation si on distille sans dépasser 3000”.
Ces préconisations ne sont pas de nature à bouleverser les budgets des pouvoirs publics mais elles permettront de garder l’identité viticole de notre Région, signe d’appartenance à un territoire méditerranéen et à une culture que l’on nous envie.
Si on veut on peut mais si on attend le 29 mai pour réagir, l’incendie fera rage après avoir couvé depuis des mois dans la nouvelle cours de récréation de l’Europe avec la vigne pour décoration.
Rendez-vous est pris !
Jean Huillet
> La coopération et les problèmes juridiques et fiscaux
Les attaques contre la coopération
Les soi-disants “avantages” de la Coopération ne sont que les contreparties des contraintes légales : circonscription limitée, exclusivisme, acapitalisme, impartageabilité des réserves…
Nous défendons ces principes, par contre, nous sommes attaqués sur les contreparties.
La taxe professionnelle
Jusqu’à présent, la coopération viticole est exonérée de taxe professionnelle, lorsqu’elle se consacre exclusivement à la vinification ou lorsque l’effectif salarié correspondant aux autres activités n’excède pas 3 personnes. De plus, lorsque nous y sommes soumis, nous avons droit à une réduction de 50 %.
Une réforme de la taxe professionnelle est en cours. L’axe de cette réforme consiste à substituer à l’assiette fondée sur les équipements et biens mobiliers, une assiette fondée sur la valeur ajoutée.
L’ensemble des dispositifs dérogatoires devront faire l’objet d’un réexamen. Ainsi les dérogations qui bénéficient à des structures placées en concurrence avec des entreprises soumises à l’IS en contradiction avec le principe de libre concurrence, ne devraient plus être pérénisées.
Nous craignons donc que l’exonération des coopératives ne soit remise en cause.
La fiscalité des caveaux
Jusqu’à présent n’est soumis à l’IS que les excédents dégagés par des ventes au détail effectuées dans un magasin distinct de l’établissement principal. Les caveaux situés sur le lieu même de la cave coopérative n’étaient pas fiscalisés. La DGI veut remettre en cause ce principe : cela revient à fiscaliser tous les caveaux. A travers la CCVF, nous avons demandé le retrait de ce texte.
La C3S
Tout le monde se souvient du combat que nous avions mené sur la C3S.
Aujourd’hui, la loi crée une contribution additionnelle à la C3S à hauteur de 0,03 %, soit une augmentation de 25 % de la C3S.
Les règles d’étiquetage
Nous sommes sous le régime communautaire fixé par le règlement CEE 753/2002 du 29 avril 2002, et attendons toujours le décret d’application français. Quoiqu’il en soit, les caves coopératives restent trop souvent soumises à l’appréciation des services de la DGCCRF quant à la mention du nom d’une exploitation viticole, qui entraîne des remises en cause importantes, notamment sur l’utilisation des noms de château ou domaine.
Après la vache folle, tout le monde a entendu parler du scandale du beurre aux hydrocarbures contrôlé par la mafia italienne : 80 % du beurre a été commercialisé en France ! Alors qu’il y a un réel danger pour la santé du consommateur où sont les organismes de contrôle ?
NB : à compter du 25 novembre 2005, il faudra indiquer sur l’étiquette la mention des sulfites sous la forme suivante : “Contient des sulfites, de l’anhydride sulfureux ou du dioxyde de soufre”, par ailleurs, le code de la santé publique rendra obligatoire, dès que les décrets d’application seront parus, la mention d’un message à caractère sanitaire préconisant l’absence de consommation d’alcool pour les femmes enceintes.
Les contraintes supplémentaires
La traçabilité
La mise en œuvre de la traçabilité dans les caves coopératives a soulevé, entre autres, deux problèmes importants :
- la vinification en commun qui est le fondement de la coopération, n’est défini ou réglementé par aucun texte.
- par contre, la multitude de textes réglementant le secteur viti-vinicole amène parfois à gérer des contradictions et donc à rendre impossible leur application.
Les nouvelles réglementations générales
Tous les jours, de nouveaux textes sortent et impactent le fonctionnement des caves coopératives.
Prenons quelques exemples :
• Le transport en propre de la cave coopérative : un décret vient de paraître qui impose une formation obligatoire pour tous les salariés conduisant un véhicule d’au moins 3,5 tonnes .
• Règles de facturation
La cave coopérative doit délivrer aux coopérateurs (vigneron au réel ou vigneron relevant du régime du remboursement forfaitaire), à chaque versement d’acompte, un bulletin d’achat ou un bon de livraison, et une attestation annuelle récapitulative. Que de papiers et de temps perdu !
Les contrôles
Après les dernières vendanges, nous vous avions interrogés pour recenser les contrôles subis par la Coopération.
Le recensement fut très parlant :
130 contrôles effectués dans les caves coopératives de l’Hérault !
Plus de 400 en Languedoc-Roussillon. Bientôt, il y aura plus de contrôleurs que de contrôlés.
La psychose est telle que certains directeurs de caves coopératives renoncent même à demander une aide due, pour éviter de se faire contrôler et mis à l’index.
Les contentieux
En ce qui concerne les désengagements de coopérateurs nous préférons éviter les conflits en anticipant, plutôt que de laisser se dégrader une situation.
Par contre, lorsqu’il n’est pas possible de faire entendre raison à la partie adverse, nous poursuivons et nous gagnons. Si la cave coopérative fonctionne conformément à ses statuts et si la procédure est correctement menée, alors elle aura gain de cause.
Nous accompagnons aussi les caves coopératives sur d’autres litiges avec des fournisseurs ou des acheteurs. Sur ce dernier point, la crise aidant, on constate que des négociants remettent en cause des contrats signés.
En matière de vente de vin, le contrat ONIVINS pour les VDT et les VDP, même s’il n’est pas parfait, prévoit que le vin est acheté après agréage, ce qui signifie que l’accord s’étant fait sur la chose et sur le prix (selon le Code civil), la vente est parfaite et le transfert de propriété se fait en faveur de l’acheteur (sauf clause de réserve de propriété).
Ne parlons pas des acomptes ou des délais de paiement. Nous savons que le rapport de force n’est pas en faveur de la production inorganisée. Dans ce cas le contrat ne sert que pour des statistiques.
> Emploi et formation
Le service s’est restructuré autour de deux pôles d’activités principaux : un pôle social et un pôle ressources humaines.
L’offre de service s’est consolidée et renforcée notamment en matière de conseil en droit social et en gestion des ressources humaines. Les outils de gestion adaptés aux problématiques des caves ont été développés.
Le pôle social
C’est le volet du service qui engendre le plus de contacts avec les caves : directeurs essentiellement, mais également bureaux, conseils d’administration ou salariés en charge de la gestion du personnel.
Dispositif “emploi-jeune”
Le pôle social gère le personnel et le dispositif CEJ. Au 31 décembre 2004, 53 salariés avaient signé un contrat de travail dans le cadre de la convention conclue en 1998 avec l’Etat.
Le travail d’élaboration du référentiel métier de “médiateur rural/ technicien amont”, a porté ses fruits. La convention collective nationale des caves coopératives a créé un poste de “technicien amont” correspondant aux grandes orientations données A ce titre également, le bilan du dispositif est très positif.
Conseil en droit social
Le service intervient soit ponctuellement pour répondre à des questions précises, soit de manière plus large, pour auditer l’ensemble de la gestion sociale de la cave et faire des propositions en fonction des objectifs stratégiques.
Le pôle ressources humaines
Ingénierie de formation
Cette mission concerne les salariés de caves coopératives (5 métiers, 600 salariés environ) et les emplois-jeunes.
• Les dispositifs des salariés de caves coopératives
Ils sont pilotés conjointement par les 4 Fédérations départementales de caves coopératives et l’OPCA2. Ils reçoivent le financement des fonds mutualisés d'OPCA 2, de l’Etat, de la Région et du FSE (Europe).
Un grand nombre d’actions de formation sont proposées chaque année aux salariés de caves. Ces actions sont décidées au niveau régional par un comité de pilotage spécifique à chaque métier, puis déclinées par département.
• Les cavistes : mise en œuvre du CQP
Le comité de pilotage interrégional a commencé à travailler sur la mise en place du CQP caviste. En attendant, le service a maintenu une offre de formation minimale correspondant aux obligations légales et réglementaires.
• Le personnel d’encadrement
Une vingtaine de directeurs ou cadres ont suivi au moins un module de formation. Ceux qui ont entamé un parcours participent au moins à 3 jours de formation par an.
• Le personnel administratif de cave
Les inscriptions aux modules du cœur de métier s’essoufflent. Cela est dû au nombre important de salariés déjà formés, aux difficultés économiques qui “limitent” les possibilités de départ en formation, à la mauvaise circulation de l’information concernant ce dispositif.
• Les saisonniers
85% des caves ont envoyé au moins un de leurs salariés se former à la formation de formateur. Un module est ouvert chaque année pour préparer les vendanges.
• Formation des salariés “emploi-jeune”
Les financeurs et partenaires ont vivement salué le travail de professionnalisation impulsé par la FCCH.
Conseil en ressources humaines
Le service “emploi et formation” propose d’accompagner les caves dans leur prise de décision en matière de gestion des ressources humaines. Quelques outils d’analyse ont été élaborés : grille d’analyse des métiers, fiche signalétique, simulation d’organisation du travail, identification des dysfonctionnements… Cinq caves ont fait appel au service pour un accompagnement personnalisé en gestion ressources humaines.
> Commission Jeunes vignerons coopérateurs
La Fédération encourage depuis de nombreuses années, le fonctionnement d’une commission jeunes, dont elle attend un regard critique et une force de propositions, ainsi que l’apprentissage de jeunes amenés à assurer des responsabilités dans les caves !
En 2004, les JVC ont travaillé sur plusieurs chantiers :
Le rapport des jeunes à la coopération
Ils ont accompagné les travaux de recherche de Melle Bensa (au sein de l’INRA) sur la mobilisation des jeunes adhérents en cave coopérative.
Les résultats ont alimenté la réflexion de la commission héraultaise qui propose :
• une charte de l’accueil du nouvel adhérent,
• un bulletin dans lequel sont rappelés d’une part, les engagements mutuels d’ordre contractuel, mais aussi les engagements relationnels : participation à la vie de la coopérative, engagement des administrateurs à se former…
Actions de communication et interventions
• à travers les médias, sur notre métier de vigneron coopérateur (articles réguliers dans le Paysan du Midi, dans La Gazette de Montpellier, interventions sur les sujets d’actualité au journal régional de France 3, sur TF1, sur radio France Bleu…
• représentations : CDOA, comités petites régions SAFER, conseils d’administration des Coteaux du Languedoc, journées de l’installation de “Terres vivantes” et du CDJA.
• interventions régulières dans les centres de formation pour parler de la coopération : stages 40 heures, modules BPA, BPREA…
> Formations-Actions
Dégustation à la faculté de pharmacie, ampélographie avec l’ENTAV, communication, informatique avec le GRETA du Salagou, journée d’information sur l’OCM viticole avec Joël Castany et Jean Louis Piton et sur les statuts de la coopération avec Olivier Margarot, juriste de la CCVF.
Dans le contexte de crise économique actuelle, les jeunes semblent démobilisés. L’avenir de la commission jeune est menacé. Pourtant, ils s’investissent dans leur cave. Il serait intéressant de nous faire remonter leurs besoins d’échanges d’expérience, de formation…
Merci aux présidents de répondre !
> Académie des jeunes amateurs de vins
Depuis plusieurs années, la consommation de vin diminue. Face à ce problème, les Jeunes vignerons coopérateurs de l’Hérault ont souhaité trouver des ambassadeurs dans le milieu des jeunes. Pour cela, il a été décidé de mettre en place une Académie des jeunes amateurs de vins, d’organiser des rencontres et des dégustations. Les jeunes sont issus de diverses écoles de Montpellier (Agro, Ecole supérieure de commerce, ESCAIA, fac de pharmacie, école de marketing, fac de lettres).
• 1re action : dégustation du 29 mars 2004. 32 jeunes ont répondu présents. Il s’agissait de connaître leur mode de consommation grâce à un questionnaire, puis de faire émerger leur goût lors d’une dégustation.
• 2e action : Passeport de dégustation.
• 3e action : le 21 octobre 2004, une vingtaine d’étudiants ont dégusté des vins de pays primeurs qu’ils ont trouvé difficiles à apprécier à cause de leur acidité.
> Economie et développement
Les projets d’entreprise
A ce jour dans l’Hérault, une trentaine de caves coopératives ont déposé un projet d’entreprise, certaines en relation avec leur union de coopératives reconnue groupement de producteurs.
Un premier bilan fait apparaître que la réalisation de ces projets d’entreprise est un premier pas vers une démarche prospective à moyen/long terme. Ils deviennent des documents de référence pour l’ensemble des partenaires de la cave coopérative : conseils, banques, administrations…
Différentes actions ont été impulsées :
- Des restructurations (4 fusions dont une en cours).
- Des investissements matériels pour lesquels la modulation des taux d’aide (24 % et 30 % si fusion) a été obtenue pour la totalité des projets que nous avons présentés.
- Des investissements immatériels : embauches de techniciens amont (16 postes prévus, 13 réalisés) et de commerciaux export (5 postes).
- Des projets de croissance externe.
Trop souvent le projet d’entreprise n’est motivé que par la seule majoration des taux de subvention pour les investissements. Il n’est pas l’outil de développement qu’il devrait être.
Les projets d’entreprise doivent prendre en compte des stratégies beaucoup plus offensives par bassin d’approvisionnement : restructuration et modernisation de l’outil de vinification, regroupement de l’outil commercial et de conditionnement, gestion du vignoble, etc.
Ils doivent être impulsés par une animation économique de terrain, que la Fédération peut dispenser, apportant aux caves les éléments d’analyse des marchés. Actuellement nous travaillons à la construction d’une démarche commune au sein de la coopération viticole régionale.
Nous envisageons également l’expérimentation d’un tableau de bord stratégique. L’objectif est d’identifier des indicateurs qualitatifs et quantitatifs, financiers et non financiers, de court et de long terme prenant en compte la spécificité des entreprises coopératives.
Investissements matériels
Nature des travaux -
En 2004, les caves coopératives de l’Hérault ont déposé 24 demandes d’aide POA pour un montant de 18 millions d’euros. L’effort d’investissement est resté soutenu malgré la faible récolte 2003.
Les tendances sont les suivantes :
- Spécialisation des sites de vinifications et centralisation des vinifications sur un même site,
- Thermovinification par flash détente,
- Chais de conservation des vins climatisés et isolés,
- Investissements qualitatifs classiques : pressurage pneumatique et maîtrise des températures.
La taille des dossiers atteint souvent 1Me et jusqu’à 4 M€ en 2004. Ces projets s’amortissent la plupart du temps sur plus de dix ans.
Il faut souligner que ces décisions d’investissement lourd, constituent, dans un contexte de crise, un acte volontaire et courageux, et un pari positif sur l’avenir.
L’environnement
Cette année encore, les problématiques d’environnement sont nombreuses. Les caves coopératives sont soumises à des réglementations toujours plus contraignantes.
Les investissements dépollution
En 2004, les caves coopératives ont peu investi sur la dépollution, car elles sont quasiment toutes déjà équipées. Nous arrivons à un stade de renouvellement des ouvrages. Cette année, certaines caves ont dû réaliser des études préalables à l’investissement. Ces audits “consommation” financés à hauteur de 50% par l’Agence de l’Eau leur ont permis de mieux s’approprier la gestion de l’eau.
Sur les 8 projets programmés seulement 4 ont été réalisés : Florensac, Mèze, Saint Thibery et Sérignan pour un montant total de 941 446€.
Pour 3 d’entre-elles, il s’agissait de réhabilitations et pour la dernière de la création de bassins d’évaporation pour permettre une déconnexion du réseau communal.
Les tours aéro-réfrigérantes (TAR)
Vous n’êtes pas sans savoir que depuis les épidémies de légionnellose, la surveillance des installations à risque s’est accrue.
Un recensement national a d’abord eu lieu début 2004, et un arrêté départemental a été pris précisant les conditions d’entretien des TAR.
La campagne d’analyse organisée par notre intermédiaire s’est bien déroulée mais a montré trois résultats positifs. Nous retiendrons donc que même sur des installations ne fonctionnant qu’un mois par an, le risque existe.
Amiante
Nouvelles obligations : à partir du 31 décembre 2005, les caves coopératives, comme tous les établissements industriels seront dans l’obligation de disposer d’un DTA (Document Technique Amiante).
Il s’agit là d’un repérage obligatoire par un expert en bâtiment de tous les matériaux susceptibles de contenir de l’amiante.
Ce document, sera tenu à disposition des salariés et des entreprises extérieures pouvant intervenir sur des matériaux dangereux.
Nous lançons la consultation de plusieurs sociétés d’expertise pour vous accompagner dans cette démarche.
La traçabilité
Le règlement 178/2002 entré en application en janvier 2005, fixe des exigences de sécurité alimentaire et précise les obligations de traçabilité toutes filières confondues.
Pour vous permettre de mieux répondre à vos obligations, nous avons lancé des journées de formation en partenariat avec la FRCA et avec le soutien financier du Conseil général de l’Hérault et d’Agropolis, dans le cadre d’un programme européen : Agro Intec.
Ce travail sur la traçabilité doit être intégré à la réflexion sur le projet d’entreprise et les projets d’investissement.
> Communication Interne
Le Courrier du vigneron coopérateur
Cette véritable “courroie de transmission” entre les instances de la Fédération et les vignerons coopérateurs, administrateurs, et jeunes est toujours aussi lue, y compris par les journalistes et nos partenaires institutionnels (3500 exemplaires ).
Le Courrier du vigneron reste le moyen le plus simple pour communiquer autant en interne que vis à vis de l’extérieur ; la presse reprend régulièrement l’édito ou nos articles. Il est, pour certains, un outil d’aide à la décision, comme le tableau de conjoncture, remis tous les mois aux caves adhérentes. Nous pensons faire évoluer la mise en page et “régionaliser” la parution courant 2005.
Intranet
Nous avons pris en charge le site en interne et l’avons mis à jour.
> Communication Externe
Site Internet
Depuis 2 ans, on enregistre 1 100 visites par mois avec deux pointes, en octobre pour les primeurs et en mars/avril au moment de notre Concours de la coopération. De nombreuses personnes nous contactent : particuliers, acheteurs, journalistes, des jeunes en recherche d’emplois ou de stages…
Une étude pour que les caves puissent bénéficier de 3 pages d’infos sur notre site, sera réalisée courant juin 2005.
Les caveaux des coopés (10 000 exemplaires)
Rééditée au printemps, la carte des caveaux est envoyée à toutes les caves coopératives ainsi qu’aux offices de tourisme.
L’été des coopés (10 000 exemplaires)
Cette brochure a été mise en place depuis 2 ans avec l’aide des Jeunes Vignerons Coopérateurs. Elle répertorie les animations qui ont lieu dans les caves coopératives pendant l’été. Elle doit devenir régionale avec le même esprit de réseau. Pour cette année envoyez vos infos avant le 25 avril.
> Actions
Aventure d’un grain de raisin
Elle prend de l’ampleur et a été mise en avant dans le Livre blanc donné au 1er ministre en juillet 2004. Sur le terrain, plus de 23 écoles participent au programme animé par la Fédération en lien étroit avec l’Inspection d’Académie, ce qui correspond à 80 classes et plus de 2000 enfants. De nouvelles “vignes-école” ont vu le jour et de nombreux projets tous plus intéressants les uns que les autres ont pu aboutir grâce à la volonté des enseignants et des coopérateurs. Un partenariat avec le Paysan du Midi a permis de faire connaître cette action au milieu viticole régional et a été apprécié par les écoles et les caves. Des mallettes pédagogiques ont été distribuées aux caves et aux écoles et l’expo a circulée dans le département. Depuis septembre nous travaillons aux 10 ans de l’Aventure d’un Grain de Raisin. Nous en reparlerons…
Primeur d’Hérault
30 caves coopératives ont mis en place des spectacles avec l’aide du Conseil général, des foyers ruraux…
Nouveauté de cette édition : l’implication des Vins de Pays d’Oc. Cependant, la presse parle de moins en moins de cet événement, certaines caves s’essoufflent ; il est peut-être temps de penser différemment l’opération dans un cadre régional et dans celui plus large, des quatre saisons du vin, comme nous le suggérons depuis plusieurs années au Conseil général de l’Hérault.
Concours des vins de la Coopération
Le nombre d’échantillons en légère baisse, peut s’expliquer par un choix des caves de présenter les meilleurs vins et faire de ce concours, une référence régionale.
Le nombre de caves participantes est à peu près stable. Les résultats du concours sont annoncés à la presse et par publicités dans plusieurs journaux et magazines mais la communication doit être plus percutante au niveau des caves, en complément du plan de promotion que nous mettons en place.
Coups de Cœur
Décernés sur les médailles d’or de notre concours c’est un moment de relation intéressant avec la presse et de retour d’articles (La Gazette de Montpellier, le Paysan du Midi, Midi Libre …). Ces vins deviennent cuvée officielle de la fédé et font l’objet d’insertions publicitaires ( en 2004 Midi Libre, L’Hérault du Jour, Marie Claire, le Magazine Olé !).
Le vin au quotidien
4 étudiantes de l’ENSAM-INRA ont réalisé une enquête sur les différences d’appréciation des vins entre : femmes et hommes, moins de 25 ans et plus de 40 ans, connaisseurs et non-connaisseurs ? Si oui, quelles caractéristiques gustatives sont préférées par chaque catégorie ? Les résultats sont intéressants et disponibles à la Fédération.
Stratégies de vente au caveau
Trois étudiants de l’Agro étudient l’évolution des stratégies de vente en caveaux des caves coopératives (questionnaire aux caves, puis après sélection, entretiens).
Divers
Les salons
Dionysud à Béziers, ce ne fût pas la grande foule mais notre présence aux côtés des autres syndicats est toujours indispensable sur ces salons, en lien avec les autres partenaires vin du Languedoc –Roussillon.
La presse
Nous avons mis en place une revue de presse depuis 1996 (articles sur la viticulture en général ou la coopération). Outre les articles, nous archivons aussi les Réussir Vigne, La Vigne, Rayon Boissons … Les caves intéressées peuvent venir consulter ces articles et ces magazines.
Dégustations
Plusieurs dégustations ont été réalisées avec les vins Coups de cœur lors de la venue de l’équipe de France de football à La Grande Motte et à l’assemblée générale des notaires. Celle-ci a été plus positive à court terme ( la qualité de nos produits les étonne !).
|