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  • Edition mai 2004

    Une sélection d'articles issus du Courrier du Vigneron Coopérateur de l'Hérault...

    L'édito du Président

    JE PLANTE, NOUS PLANTONS ET APRES ? !

    Des plantations illicites, ailleurs, aux erreurs du cadastre rectifiées par le G.P.S., nous allons avoir du mal à connaître le vrai potentiel de production français et européen face à une concurrence internationale qui se pose moins de questions sur le sujet
    En effet est-ce bien là l'essentiel des préoccupations des Vignerons Coopérateurs et de la filière par les temps qui courent ?
    Nous savons que des milliers d' hectares ont été plantés ou replantés en Australie, en Afrique du Sud ou bien en Europe et particulièrement en Espagne depuis quelques années. Nous savons aussi que la consommation mondiale stagne, et que celle des pays producteurs se rabougrie. Nous savons que la distribution se concentre et argumente sur les prix. En conséquence le marché des A.O.C. générique est à la baisse, celui des Vins de Cépages est concurrencé par la spéculation internationale : le marché du vin subirait-il les mêmes attaques comme celui du café ou des céréales. Quant au marché des Vins de Table il fait jouer la « subsidiarité conjoncturelle » entre ceux d'Espagne, ceux d'Italie et ceux de France … le seul critère étant le prix.
    Pendant ce temps, nous tergiversons sur la simplification de l'offre des vins en Languedoc-Roussillon et en France. On se chamaille sur les contours de l'appellation régionale, sur l'organisation des Vins de Pays, sur l'organisation des producteurs, sur les relations avec les metteurs en marché, partenariat écrit ou pas, … et les retiraisons subissent des à-coups malgré les disponibilités en fortes baisses.
    Si cela continue nous allons entrer dans « une déflation viticole » sachant que la contraction de la demande que nous connaissons entraînerait une contraction de l'offre (chez nous) précédée d'une contraction des prix pour nous amener vers un état dépressif dont on ne maîtrisera pas les conséquences sociales et le reste. Si nous avons fait le choix de construire l'avenir de la filière comme je l'ai évoqué lors de mon dernier édito dans un cadre collectif et partenarial il vaudrait mieux se dépêcher avant avant que la prochaine récolte arrive.


    Jean Huillet Haut de page




    RISQUE LEGIONELLOSE :

    Depuis les épisodes de l’été dernier et les épidémies de légionellose, les services de l’Etat (DRIRE) participe à une démarche nationale de recensement des industries possédant des systèmes de pulvérisation d’eau dans un flux d’air. Les caves coopératives sont donc concernées par ce recensement, puisque les tours aéroréfrigérantes permettant de refroidir les chaînes de thermovinification et certains groupes de froid, sont des installations de ce type.
    Au même moment, la réglementation concernant ces installations évolue :

    Au niveau national
    Une nouvelle Rubrique ICPE va sortir pour les tours aéro-réfrigérantes (TAR), avec obligation de déclarer à la préfecture toutes les installations.

    Au niveau départemental
    La préfecture ne compte pas attendre la réglementation nationale, deux arrêtés préfectoraux sont en cours de signature, ils s’appliqueront, l’un aux installations soumises à déclaration, l’autre aux installations soumises à autorisation, ils remplacent et annulent l’arrêté préfectoral du 13 août 2001.

    Ces arrêtés exigeront :

    une analyse mensuelle (pour les CC une par mois de fonctionnement des TAR)
    la mise en œuvre d’un plan de suivi avec vidange, désinfection, nettoyage avant la reprise de l’activité.
    Y a t’il vraiment lieu de s’alarmer sur des installations qui ne fonctionnent qu’un mois par an ? (Le problème n’est-il pas du côté des grands centres commerciaux ?).
    Pour répondre aux interrogations des dirigeants de cave, nous organisons le mercredi 12 mai à 14h à la FCCH une table ronde intitulée : « La légionelle est-elle vraiment un risque en cave coopérative ? ».

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Les ressources humaines au service de la stratégie

Mondialisation, évolutions technologiques et réglementaires, 35h, protection alimentaire, exigences de qualité... Beaucoup de changements auxquels les caves coopératives doivent répondre, vite et bien.
Les efforts en investissements matériels démontrent qu'elles ont pris conscience de la nécessité de s'adapter aux nouvelles donnes des marchés.
Mais les caves doivent donc aussi investir dans les hommes.
Elle doivent recruter des gens compétents et capables d'évoluer. De nombreux outils sont à leur disposition pour aider à la prise de décision (référentiel métiers, grille de fonctions, grille d'entretien de recrutement....) L'intégration et la formation au poste de travail sont fondamentales pour que le salarié soit opérationnel rapidement.
Il s'agit également de donner les moyens aux équipes en place de s'adapter. La formation professionnelle est le principal moyen, même s'il n'est pas le seul.
Chaque année un programme est proposé aux salariés des caves, les coûts pédagogiques sont pris en charge à 100%.
Enfin, repenser l'organisation du travail, s'appuyer sur la démarche qualité, se donner le temps d'identifier et de résorber les dysfonctionnements, impliquer, motiver les coopérateurs et salariés… permettent de gagner en efficacité en rentabilité. Accroître la performance sociales permet d'accroître la performance économique.
La coopération avance grâce à des hommes et des femmes motivés, compétents, impliqués et conscients de leur rôle dans l'organisation coopérative.



La réforme des formations professionnelles

  • Le droit individuel à la formation (DIF)
    Le salarié dispose désormais d’un droit à la formation de 20h/an cumulable à hauteur de 120h et transférable dans certaines conditions, qu’il va pouvoir mobiliser à son initiative en liaison avec son employeur, pour suivre une action de formation hors temps de travail. Dans ce cas, il bénéficie d’une allocation de formation alors que les frais pédagogiques sont pris en charge par l’employeur.
  • Le plan de formation
    Les formations du Plan, dont les coûts pédagogiques et annexes restent à la charge de l’employeur, peuvent être organisées sur le temps de travail, et dans certains cas ne pas impacter les contingents d’heures supplémentaires, ou hors temps de travail avec versement d’une allocation de formation.
  • Le contrat de professionnalisation
    Ce dispositif se substitue aux formations en alternance et concerne les jeunes de moins de 26 ans et les demandeurs d’emploi, quel que soit leur niveau de formation . Il se présente sous la forme d’un CDI ou d’un CDD de type particulier de 6 à 12 mois dont 15% minimum de la durée du contrat à consacrer à une formation diplômante, avec une rémunération qui varie selon l’âge et le niveau de formation initiale.
  • La période de professionnalisation
    Afin de favoriser le maintien dans l’emploi, certaines populations de salariés fragilisés, sans distinction d’âge et de qualification, peuvent bénéficier dans certaines conditions, d’une formation pendant ou hors temps de travail
  • Les dispositions financières
    La contribution des entreprises à la formation professionnelle passe de 1,5% à 1,6% pour les entreprises de 10 salariés et plus de 0.25% et 0.40% (puis à 0.55% à compter du 1er janvier 2005) pour les entreprises de moins de 10 salariés.

Contact Claire Roche 04 67 07 03 34 - OPCA2 04 67 64 46 40


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ELARGISSEMENT DE L'EUROPE A 12 PAYS………..

Le quart de la production viticole française à moyen terme

Avec l'entrée des Pays d' Europe Centrale et Orientale nous assisterons à une augmentation de presque 14 % de la production viticole de l’Europe, sachant que la Roumanie et la Bulgarie ne feront pas partie de l'Union Europenne à 25 en 2004….mais plus tard(2007 ?)
Aussi la Commission estime que l'impact viticole sera limité à 6,2 M d'hl ( la récolte 2003 a été supérieure à 47Mhl en 2003 en France). Les deux principaux pays viticoles sont la Roumanie et la Bulgarie et représentent à eux deux en moyenne 8 M d’hl.
En perspective, à 5ans il y aura 3 pays viticoles significatifs en plus en Europe: la Hongrie (4,1Mhl) dès cette année, la Roumanie (5,4 Mhl) et la Bulgarie (2,5Mhl) plus tard.
Ils concentrent à eux trois 90 % de la production et de la superficie totale (500 000 Ha) des nouveaux pays « européens »
La production des 12 pays candidats est en baisse mais si la Roumanie, la Bulgarie et la Slovaquie marquent le pas, la Hongrie , la Slovénie et la Réunion Tchèque connaissent une progression du vignoble. Des efforts qualitatifs importants devront être réalisés. Par exemple, le vignoble roumain de 247 000 Ha est complanté d’hybrides pour 40 % du vignoble.
La consommation fluctue de l'ordre de 40 L/ht en Hongrie à 5 L/ht en République Tchèque ou dans les pays Baltes et quasi rien en Pologne !. L'autoconsommation" des agriculteurs vignerons est importante.
La Bulgarie (36 %) et la Hongrie (40 %) représentent 3/4 des exportations soit 1,7 Mhl. Cependant, l'impact sur le marché français est faible (1 % des 6 Mhl importés en France).

Source ONIVINS INFOS N° 111

L'académie des jeunes amateurs de vins

Les jeunes vignerons coopérateurs de l'Hérault, avec l'accord de Jean Huillet, ont décidé de mettre en place une Académie des jeunes amateurs de vins.

Elle permettra aux étudiants de déguster les vins de la coopération, de participer à des animations mais surtout à des concours officiels afin de donner leur avis d'amateur et de jeune... Ils deviendront des ambassadeurs de notre département et de nos vins.
La première action de cette académie s'est déroulée le 29 mars dernier. 32 étudiants de diverses écoles supérieures de Montpellier (ENSAM, Agropolis, ESCAIA, Sup de Co, fac de pharmacie et de lettres, école de marketing,) se sont retrouvés pour déguster les vins médaillés au Concours des vins de la coopération. Une première étude a été faite (les occasions de consommation, le choix du vin...), A l'issu de la dégustation ils ont remarqués des vins qui les ont surpris par leur douceur et leur facilité à être bus, jeunes, plutôt ronds en bouche, et des vins avec des cépages autochtones (clairette, picpoul).
Une des prochaines actions envisagée est de leur mettre à disposition un passeport afin de déguster la diversité des vins dans nos caveaux et d'animer des actions en direction des étudiants à la prochaine rentrée scolaire.
Cette initiative a reçu un très bon accueil chez les jeunes et a permis aux journalistes présents aux Coup de Coeur, lors de la conférence de presse du 2 avril de discuter avec eux sur leurs goûts, leur rapport au vin, à l'alcool, sur leurs attentes...


Chronique juridique

La Cour d’Appel de Montpellier, dans un arrêt du 20 Janvier 2004, vient de décider l’indépendance d’un engagement contractuel pris par un adhérent à l’égard de sa coopérative, sus à son engagement d’apport statutaire.
Cela concerne de nombreuses caves coopératives qui par une convention particulière, octroient des aides à la plantation avec obligation d’apporter les parcelles aidées pendant une certaine durée.
Le coopérateur défaillant faisait valoir l’inexistence d’un engagement contractuel distinct de son engagement statutaire et se fondait sur les statuts qui ne prévoyaient rien en la matière.
La Cour d’Appel a considéré, à juste titre, qu’en recevant les primes litigieuses, le coopérateur avait conclu un contrat dont l’inexécution par l’une des parties est sanctionnée par les principes du Code Civil.
Dans ce cadre, le fait qu’il se soit retiré de la coopérative en toute régularité et sans pénalité, est sans incidence, dans la mesure où la demande en paiement n’est pas fondée sur les statuts mais sur l’inexécution d’un engagement contractuel indépendant de l’adhésion.
Ce n’est que justice.
Il serait bon de le rappeler à quelques « profiteurs » qui ne regardent que leur intérêt personnel au détriment de l’intérêt collectif.


B. Ferret


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